Mort à la Fenice

Publié le par mrs pepys

couvleon                C'est au moment de la sortie du dernier opus de Donna Leon, Le Cantique des Innocents, que la curiosité m'a poussée à aller voir de plus près les romans de l'auteur. Découvrir que l'ensemble des enquêtes du commissaire Guido Brunetti se déroule à Venise a suffi à me faire ouvrir le premier volet de cette série.

 

Comme le titre l'indique, l'enquête porte sur un meurtre perpétré au théâtre de la Fenice. Un grand chef d'orchestre, Wellauer est assassiné entre les deux derniers actes de La Traviata. Dans une ville où l'opéra est quasi sacré, ce crime prend une ampleur colossale. La résolution de l'affaire est confiée au commissaire Brunetti, vénitien d'origine, profondément épris de sa ville.

 

De l'enquête elle-même, on peut retenir qu'elle est plutôt bien construite, quoique de manière déséquilibrée. Il faut attendre le dernier tiers du roman pour que les événements se précipitent un peu, les quelques miettes d'indices parcimonieusement jetées en pâture au lecteur trouvant alors tout leur sens. Brunetti est loin du commissaire jeune et dynamique auquel les lecteurs ont pu s'habituer dans les romans policiers actuels. Il tient plutôt du Jules Maigret, mâtiné d'Hercule Poirot. Il prend son temps, écoute et observe ses interlocuteurs, les rencontre plusieurs fois pour leur poser des questions qui semblent parfois anodines, s'attache à des détails comme à la psychologie des personnages. Pas de rythme ébouriffant dans cette intrigue, ni de rebondissement ébahissant. Et que c'est reposant.

 

Je crains toutefois que mon intérêt, ou pourrait-on dire ma passion pour la Sérénissime, n'ait un peu faussé cette lecture. Il est en effet agréable de parcourir Venise aux côtés de Brunetti, de l'écouter décrire amoureusement sa ville et ses habitants. J'ai pris un grand plaisir à voir évoqués des lieux que j'ai appréciés lors de mes visites, et pas seulement les monuments courus par les touristes. Donna Leon semble prendre le prétexte de ces enquêtes pour rendre hommage à sa ville d'adoption. On ne peut que l'en remercier. Et c'est sans nul doute la motivation première d'une lecture prochaine d'un autre de ses romans, avec, évidemment, l'envie de retrouver Brunetti et sa charmant épouse Paola.

 

Mort à la Fenice, Donna Leon, 1997.

Publié dans policier - thriller

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Matilda 28/01/2011 11:21



J'ai découvert cette auteure dans la Grande librairie et elle m'a semblé très symapthique, depuis j'ai bien envie de lier le premier titre où l'on découvre son inspecteur et ton avis me donne
encore plus envie !



mrs pepys 31/01/2011 07:02



Une fois encore, c'est surtout l'ambiance qui est plaisante dans ce roman, surtout quand on est fan de Venise.



Ys 30/04/2010 16:54



Jamais eu envie de découvrir cette série, malgré Venise. C'est l'aspect un peu pépère qui ne me tente pas...



djak 28/04/2010 19:08



une belle découverte de Venise en perspective!



Elizabeth-Bennet 27/04/2010 23:41



J'ai visité Venise à l'âge de 14 ans et j'y retourne cet été deux jours (en rentrant de Vienne, c'est sur le chemin), je suis trop contente parce que j'avais été fascinée par cette ville ! Et ça
fait un moment que je lorgne sur la série de Donna Leon ! Je pense que je vais lire ce 1er tome avant d'aller à Venise ;)



Stephie 27/04/2010 07:48



J'ai une amie qui les a tous lus et m'en a dit le plus grand bien. Il faudra bien que j'y mette le nez un jour ;)