Le prochain truc sur ma liste

Publié le par mrs pepys

            couvtrucAu retour d'une réunion Weight Watchers, June Parker propose à Marissa Jones, imprudemment juchée sur des escarpins à talons, de la raccompagner. La malchance s'invite sur le trajet, et Marissa décède dans un accident. La dépression s'empare de June, qui décide, pour chasser la culpabilité, de réaliser les vingt résolutions que Marissa avait décidé d'accomplir avant ses vingt cinq ans. L'entreprise se révèle bien plus difficile – mais aussi parfois bien plus amusante – que prévu, et la vie de June s'en trouve à jamais transformée.

 

            Un peu de chick-litt ne fait jamais de mal. Ce n'est certes pas de la grande littérature, la guimauve s'y invite fréquemment et on ne peut éviter le happy end. Pourtant il existe différents types de chick-litt : celle où l'on se roule, avec des personnages hautement caricaturaux, dans le shopping et les embrouilles amoureuses sans fin, le tout écrit sans grande finesse, et celle où le propos s'élève – légèrement – grâce à une ébauche de réflexion sur la société. C'est à la seconde catégorie qu'appartient le roman de Jill Smolinski. Son personnage principal est une trentenaire célibataire, peu satisfaite de son travail, complexée et légèrement dépressive. Jusque là, rien de bien extraordinaire pour le genre. Toutefois, en esquissant une réflexion sur la mort d'un proche, sur la culpabilité après un accident, sur le besoin d'avoir un enfant, sur le sexisme au travail entre autres, Jill Smolinski ajoute une touche de drame (d'une autre pointure que la réception d'une facture de carte de crédit) à un roman qui demeure plutôt léger. La prose de l'auteur n'est pas d'une qualité exceptionnelle, mais l'ensemble reste lisible car on évite les maladresses et les poncifs de ce type de roman. On passe donc un moment agréable en lisant Le prochain truc sur ma liste, un peu comme quand on se plonge dans les romans de l'Irlandaise Marian Keyes, passée maître dans l'art de faire sourire alors même qu'elle aborde des sujets graves (la perte d'un mari adoré dans Anybody Out There, ou les violences conjugales dans This Charming Man, par exemple).

 

Merci à Théoma qui m'avait fait parvenir ce roman divertissant lors du swap Happy Face.

 

Le prochain truc sur ma liste, Jill Smolinski, 2007.

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djak 19/03/2011 21:49



Pourquoi pas, pour me réconcilier avec la chick-litt! je ne savais pas qu'il y en avait de plusieurs sortes! cette catégorie me correspondra peut-être un peu plus!



mrs pepys 20/03/2011 19:04



Lis donc Réponds si tu m'entends, de Marian Keyes, pour commencer. Et prépare tes mouchoirs...



Tam-Tam 18/03/2011 08:53



petite question, quand tu parles de maladresses d'écriture...je voudrais savoir, est-ce que tu l'as lu en VO?


J'ai une tendance à pardonner plus facilement les maladresse d'écriture si le livre est une traduction.


Non que les traducteurs ne fasse pas un travail de qualité, mais parfois les éditeurs leur imposent des contraintes qui nuisent au roman à traduire. Je suis donc méfiante devant toute traduction
de roman "de gare/avec happy end/romance"...



mrs pepys 20/03/2011 19:03



Je ne l'ai pas lu en VO (on me l'a offert en français), mais la traduction est de bonne qualité. Ce que j'entends par maladresses, ce sont davantage des passages un peu longuets, des dialogues
parfois redondants avec des descriptions. En revanche, je me fais toujours un plaisir de lire Marian Keyes en VO.