Extrêmement fort et incroyablement près

Publié le par mrs pepys

2012

 

     Les mois se suivent et ne se ressemblent pas. Si la découverte de Leonardo Padura a été agréable en avril, celle de ce roman, pourtant porté aux nues comme à l'écran, s'est révélée une déception.

 

     couvextremement.jpgJeune surdoué de 9 ans, Oskar Schell a perdu son père lors des attentats du 11 septembre 2001. Plusieurs mois se sont écoulés, mais il a toujours, comme il le dit, des semelles en plomb. Malgré l'attention et l'amour que lui portent sa mère et sa grand-mère, le chagrin l'emporte. Un peu par hasard, il découvre, dans le dressing paternel, une petite clé associée au mot "black". Son esprit obsessionnel trouve là un objet sur lequel s'exercer : coûte que coûte et vaille que vaille, Oskar veut mettre la main sur la serrure qu'ouvre cette clé. Cette idée fixe le conduit à faire de multiples expériences et rencontres.

 

     Malgré un début d'intrigue à même d'éveiller ma curiosité et un personnage de prime abord attachant, la lecture de ce roman a été tout sauf plaisante. La cohérence du récit est mise à mal par des souvenirs des grands-parents, notamment par ce qui se révèle être une lettre écrite par la grand-mère à l'attention d'Oskar. Ce que ces incises apportent véritablement au roman, je me le demande encore. Des intrusions d'images (photographies de serrures, de lieux new-yorkais,…) ont lieu sans crier gare, et sans réel intérêt. Des pages blanches barrées d'une seule phrase correspondent au mode de communication du grand-père ayant perdu la parole. Sur plusieurs pages, toutes les fautes de langue sont entourées au pseudo feutre. Cinq pages sont rendues illisibles par une superposition de phrases, comme si on avait imprimé plusieurs fois sur la même feuille. Tout cela apparaît comme autant de diversions, destinées à faire oublier que rapidement l'intrigue piétine, perd de son intérêt et qu'Oskar finit par taper sur les nerfs du lecteur. On s'attend à un texte suscitant de nombreuses émotions, ne serait-ce que par le choix du héros, a priori touchant. Le charme n'a pas agi, sans doute car il m'a été impossible d'entrer dans ce roman.

     Sans surprise, le visionnage de l'adaptation filmique ou la lecture d'autres œuvres de l'auteur ne font par partie de mes priorités…

 

Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer, 2005.

 

Une lecture pour les 12 d'Ys...

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Karine:) 02/06/2012 05:00


J'ai été nettement plus enthousiaste que toi... je me rappelle très bien la quête de ce jeune plusieurs années après.  Mais ce livre ne fait nettement pas l'unanimité. 

Enigma 22/05/2012 20:49


J'ai seulement vu le film et j'ai bien aimé =)

mrs pepys 27/05/2012 15:47



Tu fais donc partie de ceux qu'il a séduits.



Caroline 21/05/2012 20:34


Je l'ai lu aussi pour les 12 d'Ys ! je viens de découvrir ton billet, et ouf ! Je suis un peu rassurée, car j'ai ressenti la même chose que toi en le lisant et je me disais que j'étais peut-être
passée à côté de quelque chose, vu le concert d'éloges sur ce titre... Bon, en voyant que Ys l'a carrément abandonné, je suis désormais bien rassérénée...!!


 

mrs pepys 27/05/2012 15:50



Il est curieux de voir combien certains romans parviennent à enchanter les foules sans pour autant être exceptionnels. Un effet de mode alimenté par les médias ?



Alexandre Nolann 15/05/2012 23:57


Aïe ! Voici que j'ai évité le film pour ne pas déflorer le ilvre, qui approche dans ma pile de lecture... Je crains donc ! Je reviendrai sans hésiter partager mes impressions. Et me promener dans
ce salon extrêmement agréable. Amicalement,
Alexandre Nolann 

mrs pepys 16/05/2012 14:03



Je suis curieuse de lire ton avis, sur ton blog que j'ai découvert avec plaisir.



lucie 14/05/2012 14:18


je l'avais noté aussi, je te dirai ce que j'en pense si je le lis.

mrs pepys 16/05/2012 14:02



La couverture est en partie violette, mais il ne fera pas partie de ton colis de swap...